El Nido (la suite) Philippines 9

El Nido Boats

Trois jours plus tard, il y a une file devant le guichet, on n’est pas les seuls à manquer d’argent. On stresse un peu, ça retire à coup de milliers de pesos et on est les vingtièmes en ligne. Quand quelqu’un essaie de faire un second retrait avec une autre carte, ça se met à crier, à s’injurier, à se pousser, tout le monde panique à l’idée de ne pas réussir à retirer d’argent pour encore quelques jours. Finalement, on fait le plein puis on réserve un tour vers les îles avoisinantes.

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Le relief karstique est imposant, les pitons rocheux qui sortent tout droit de l’eau comme d’immenses murs nous font sentir minuscule. On visite des îlots bucoliques, des plages désertes, des lagons d’eau turquoise accessibles seulement à la nage par des crevasses secrètes dans les rochers, on observe des poissons multicolores, on fait du kayak, deux jours de découvertes inoubliables.

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Un jour que les rayons du soleil sont trop forts, on relaxe en prenant un verre tranquille en regardant les bateaux. On commande une deuxième bière, une Red Horse cette fois-ci, il n’y a plus de San Miguel, puis une autre, on est en vacances, on a bien le droit! Quand on commence à être un peu feeling, deux gars se pointent en marchant à reculons, des bandeaux verts sur la tête, trois autres, puis une dizaine de plus, cinq minutes plus tard le bar est plein de touristes habillés en vert, déjà bourrés et il n’est que midi. Quand on demande ce qui se passe, quelqu’un crie GRENADE! et tout le monde se jette par terre. Comme on est les derniers debouts, il faut caler notre bière selon l’Irlandais surexcité complètement soul qui essaie de nous expliquer que c’est la Saint Patrick et qu’il y a des règles à suivre. Fuck it! Aujourd’hui on a vingt ans, on cale nos drinks!

El Nido Bar

Le reste est un peu flou. On essaye de commander à boire dans un bar sans parler, seulement mimer, on échoue, cale une bière. On tente de passer une demi-heure sans faire de contacts visuels avec les autres fêtards, on rate notre coup, cale une bière. On fait des push-up en sous-vêtements dans un autre pub, on sait pus trop pourquoi. On perd au beer pong, perd au lancer des pièces de monnaie, cale d’autres bières………..À un certain moment, on réalise que la Red Horse est à 7 % d’alcool comparativement à la San Miguel qui n’est qu’à 4 % et que c’est pour ça qu’on se fait planter à tous les jeux et qu’on ne comprend plus trop les règles. La mention extra strong beer sur la bouteille aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. On switch pour la San Miguel light, mais le mal est fait. On va voir un show de reggae dans un bar tout fluo, on danse dans un club avec une gang d’ados philippins, plus tard ça continue sur la plage. Quatre heures du matin, on s’arrête manger du riz et du poulet avant de tomber complètement ivres dans notre lit.

 9 h 30 le cadran sonne, la bouche pâteuse, on se lève tant bien que mal, la tête va nous exploser. On n’a définitivement plus vingt ans. Il faut absolument prendre le bus aujourd’hui, on a acheté le billet la veille et notre avion quitte le lendemain. Comme des cons, on a tout dépensé notre argent et cette fois, le guichet n’est pas vide mais il est en panne. On mangera à Puerto Princesa, dans 7 heures! Prendre notre douche et faire nos sacs semble une mission impossible. On souffre le martyre, c’est pathétique. Au moment de partir, on ne trouve plus les billets de bus, c’est la panique. On vire la chambre à l’envers pour finalement trouver les billets cachés sous le matelas. Semblerait que la veille c’était une super bonne idée de les cacher là. Il y a aussi quelques pesos, juste assez pour une bouteille d’eau et un sac de chips, un vrai déjeuner de champion, mais pas assez pour un taxi jusqu’à la station de bus. On traine donc péniblement nos sacs sur les deux kilomètres au soleil comme deux zombies en poussant des grognements d’agonie.

geule de bois palawan

On ne boit plus jamais, l’alcool s’est FINI! On part en Chine, on vous parlera de culture, d’histoire, d’architecture, etc., le blogue ne sera pas qu’une longue histoire de brosse, mais avant, il faut se remettre de cette affreuse gueule de bois et ça va pas être facile.

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