Almaty Kazakhstan 1

almaty skyline kazakhstan

Quand on disait qu’on voulait aller au Kazakhstan, la plupart des gens nous répondaient « It’s very nice » avec leur meilleure imitation de Borat ou tout simplement « où? ». On n’entend pratiquement jamais parler du Kazakhstan, il s’agit pourtant du neuvième plus gros pays de la planète. C’est vrai qu’une bonne partie n’est qu’un immense désert, mais ce désert regorge de pétrole et de minéraux qui permettent au Kazakhstan d’être l’ancienne république d’URSS qui s’en sort le mieux économiquement. Les prix élevés ont longtemps fait fuir les voyageurs à petit budget. La chute des prix du pétrole a entrainé l’argent kazakh, le tenge, qui a récemment perdu plus du tiers de sa valeur et c’est maintenant possible de visiter le pays sans se ruiner.

Pour passer au Kazakhstan depuis Bichkek, on attend patiemment qu’un marshrutka fasse le plein de passagers. Au bout d’une heure et demie, on n’est toujours que trois dans le mini bus. On négocie un peu et on part finalement que nous trois pour un petit supplément de 5 dollars. Avoir su on aurait payé bien avant. Aux douanes, on prend nos bagages et on traverse à pied. C’est un peu le bordel et il faut jouer du coude pour ne pas se faire dépasser. La procédure est assez simple, un seul formulaire à remplir, faire valider notre visa, estamper notre passeport et on peut reprendre place à bord du marshrutka en route vers Almaty.

Almaty est hyper moderne, propre et ordonnée. C’est tellement calme, pas de klaxon, pas de musique à tue-tête et personne ne crie. Les voitures de luxe s’arrêtent aux feux rouges et nous laissent même traverser aux passages piétons. Ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. Dans les derniers pays, on avait l’impression que les automobilistes essayaient volontairement de nous écraser en accélérant. Les restos branchés, les cafés chics et les jolies terrasses donnent une agréable ambiance de capitale européenne à la ville. Les Kazakhs semblent tous habillés par de grands designers, tous les hommes portent des chemises sans aucun faux pli et les femmes des petites robes d’été parfaitement agencées à leurs talons hauts. On détonne franchement avec nos vieux jeans et nos t-shirts défraichis. On sort nos habits du dimanche du fond du sac et on se fait plaisir avec une bouteille de vin sur la terrasse d’un restaurant italien. Après 5 mois sans un seul bon verre de rouge, la pire piquette aurait fait l’affaire, mais celui-ci est un pur délice! On relaxe et ça fait du bien. On réalise soudainement à quel point les dernières semaines ont été chargées.

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La ville doit une grande partie de sa beauté aux nombreux parcs et aux montagnes qui l’entourent. On emprunte un téléphérique pour monter au sommet de Kok-Tobe et admirer le panorama.

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En juin, Almaty au grand complet semble être un immense jardin de fleurs. Des roses de toutes les couleurs poussent un peu partout, c’est magnifique et ça parfume l’air. Les jardins sont particulièrement impressionnants devant la cathédrale orthodoxe Zenkov. Construite entièrement de bois, même les clous, c’est une des seules églises de l’époque tsariste à avoir survécu au communisme. C’est la première fois que l’on visite une église orthodoxe. Les femmes se couvrent la tête d’un foulard et tout le monde se signe de la croix avant d’entrer. À l’intérieur, pas de banc, la messe se donne debout.

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Des musées intéressants, un marché public plein de vie et surtout une ambiance qu’on adore, Almaty nous a retenus plus longtemps que prévu et on est agréablement surpris.

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