Shymkent Kazakhstan 4

kazakhstan drapeau

Le tourisme au Kazakhstan est quelque chose de nouveau et à l’extérieur des grandes villes, les gens sont encore surpris lorsqu’ils croisent un étranger dans la rue. Pourtant, comme dans toute bonne ville touristique, des taxis rapaces arpentent déjà les stations d’autobus à la recherche de voyageurs désorientés à escroquer. En arrivant à Shymkent, on est aussitôt repérés et en moins de deux, on est entourés par ces vautours. Vingt dollars américains pour une course de moins de trois kilomètres! On feint d’aller aux toilettes pour les semer et quelques coins de rue plus loin, on arrête une voiture qui nous amène à notre hôtel pour cinq fois moins cher. Les taxis sont super abordables en Asie centrale, il suffit de s’éloigner des gares.

Une fois à destination, le chauffeur nous indique notre hôtel de l’autre côté de la rue, on ramasse nos bagages et on le remercie avec un bon pourboire pour son honnêteté. La bâtisse qu’il nous a pointée n’est pas un hôtel, les portes sont barrées, le quartier est désert et en regardant la carte, on se rend compte qu’on a fait trois kilomètres dans la mauvaise direction. Tous pareil, ces foutus taxis!

Il n’y a personne dans les rues à qui demander notre chemin, pas d’autres taxis ni d’autobus, et Uber n’est pas encore arrivé au Kazakhstan. À pied, on rebrousse chemin vers la civilisation, pas trop certains d’être dans la bonne direction. Dans un stationnement, un homme est endormi dans sa voiture. On cogne timidement à sa vitre. Il fait le saut en nous voyant et il a vraiment l’air de se demander ce qu’on fait là perdu dans un quartier résidentiel de Shymkent. Il nous explique où prendre l’autobus dans un mélange d’anglais et de russe laborieux et retourne à sa sieste.

On marche à peine deux ou trois minutes quand une voiture nous klaxonne. L’homme qui s’était recouché semble s’être inquiété pour nous et a décidé de venir nous reconduire à l’hôtel. On fait le tour du centre-ville avec lui, il nous suggère de bons restaurants, nous parle de Shymkent et selon l’hospitalité musulmane, il nous invite bien sûr à boire un petit thé. Il monte avec nous à la réception de l’hôtel, négocie le prix de la chambre à la baisse, nous souhaite un bon séjour et repart au travail sans avoir fait son petit somme. Vous imagineriez-vous être aussi accueillant avec un touriste qui visite votre région?

shymken kazakhstan

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La ville est une plaque tournante du commerce en Asie centrale depuis l’époque de la route de la soie. Jeune, moderne et dynamique, Shymkent n’a malheureusement pas beaucoup à offrir aux touristes. Un bazar plein d’atmosphère, quelques monuments et statues en l’honneur de héros qui nous sont tous inconnus, et le symbole de la ville, un gros drapeau sur la place centrale. S’il y avait un concours du plus beau drapeau, on pense que le Kazakhstan l’emporterait haut la main avec son emblème turquoise, mais de là à en faire un attrait touristique, on n’est pas certain. Quelques clichés du gros drapeau et on passe le reste de la soirée à profiter des terrasses.

Quand t'es une lady, c'est avec une paille qu'on te sert tes bocks au Kazakhstan. #shymkent #bièreàpaille #kazakhstan

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Demain, l’Ouzbékistan.

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