Dushanbe Tadjikistan 1

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Le long de l’avenue principale de Dushanbe, la capitale du Tadjikistan, à l’ombre de grands arbres centenaires, de vieilles bâtisses néo-classiques aux couleurs pastel rappellent l’ère soviétique révolue depuis à peine 26 ans. Les nouvelles constructions à l’architecture qui tente d’être grandiose et moderne à la fois contrastent fortement avec le passé de la ville et donnent une allure unique au centre-ville qui n’est pas pour tous les goûts. On a bien aimé le côté kitsch, malgré que cet aspect n’est probablement pas voulu.

dushambe tadjikistan

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La place centrale et son joli parc parsemé de sculptures en l’honneur de héros et révolutionnaires locaux est l’endroit parfait pour tâter le pouls de la ville. À l’entrée de l’esplanade, on prend quelques photos d’une grande statue à l’effigie d’Ismaïl Somoni, un souverain du dixième siècle. La police nous repère aussitôt! Un couple d’Allemands rencontrés la veille à l’hôtel a dû payer une forte amende pour ne pas avoir eu leurs passeports en leur possession et un Japonais paniqué a échangé quelques coups de poing avec des agents corrompus pour ne pas se faire confisquer sa caméra. Le flic nous crie d’une voix menaçante de venir le rejoindre et de lui montrer notre permis pour photographier les monuments (?). Pas question de se faire intimider et encercler comme à Bichkek, on fait donc nos deux innocents, on lui répond en criant have a good day officer! et on lui fait de grands bye-bye de la main. On accélère le pas sans regarder derrière nous, espérant ne pas être suivi.

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Notre marche rapide nous mène, en ce qui est certainement un temps record, à l’une des attractions phares de Dushanbe, le plus haut mât de drapeau du monde. À 165 mètres de haut, c’est tout un mât, il faudrait peut-être juste y accrocher un étendard pour que ça vaille le détour, parce que comme ça, c’est un ben gros poteau, c’est tout.

dushambe drapeau flag pole

Les policiers et les militaires semblent patrouiller chaque intersection des artères principales de la ville. Quand on les aperçoit, on change de côté de la rue ou bien on fait un détour. Notre promenade d’une demi-heure jusqu’au bazar Zilioni s’étire donc à plus d’une heure de marche et nous fait découvrir les ruelles de Dushambe en chemin. On fait des provisions de noix et de fruits séchés pour la route des prochains jours et on achète des légumes frais et du riz pour le soir. Il y a une grande cuisine aménagée à l’hôtel et ça fait des mois qu’on n’a pas cuisiné.

dushambe tadjikistan police

Autour de la table, il y a des gens des cinq continents, rassemblés par la passion du voyage avec chacun des aventures fascinantes à raconter. Certains arrivent d’Europe en vélo, d’autres ont traversé la Russie à moto, on parle du Pakistan, de l’Afghanistan, tout le monde a beaucoup voyagé, le Tadjikistan est rarement en première place sur la liste des pays à visiter. Paulo, un Italien fin quarantaine aux histoires hilarantes que l’on a croisé à Kashgar et au Kirghizstan vient de franchir les montagnes de la route de Pamir sur le pouce. Après avoir failli y mourir de froid sur une passe à plus de 5000 mètres, sauvé par l’armée qui passait par là, il nous conseille fortement de ne pas tenter l’expérience. On va plutôt louer un 4×4. Les discussions se poursuivent tard dans la nuit, aidées par la bière bon marché qui se vend dans de grosses bouteilles de deux litres en plastique comme du coke.

dushambe tadjikistan

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On rencontre Wani et Julie, un couple de Français et Natalia une Colombienne avec qui on se lie rapidement d’amitié. On va partager les frais pour louer un jeep et un chauffeur qui nous mènera vers l’est dans les montagnes reculées qui longent la frontière de l’Afghanistan. L’aventure commence. Okay, let’s do this!

the reckless truth of travel into countries and cultures far from your own is that sometimes, you’re just rolling with the dice. Fate, the tour guide, can lead any traveller, at any moment of the journey, into a labyrinth of learning and love, or the long tunnel of a dangerous adventure. And every traveller knows those moments in the mirror: the last, long look at yourself before Okay, let’s do this.

Gregory David Roberts-the mountain shadow

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