Coup d’état et baklavas à Istanbul

istanbul

Après plus de deux mois en Asie centrale, notre découverte de la route de la soie devait se poursuivre au Turkménistan pour ensuite traverser la mer Capsienne à bord d’un ferry vers l’Azerbaïdjan. Malheureusement, des problèmes de visas nous forcent encore une fois à prendre l’avion malgré notre envie de visiter toute la région par la route. Les billets les moins chers sont en direction de la Turquie, ce qui devait être la destination finale de cette partie de notre périple. On modifie donc un peu notre projet initial en laissant tomber le Turkménistan et on s’envole pour Istanbul.

Séparée entre l’Europe et l’Asie par le Bosphore qui coule en plein cœur de la métropole, Istanbul fut conquise par les Romains, les Byzantins et les Ottomans. Visiter les ruelles de la vieille ville est un fascinant voyage dans le temps vers les différentes époques de ces empires. Il y a quelques années, on y avait passé plus d’une semaine à découvrir son histoire et à se régaler de la gastronomie turque. Notre premier arrêt n’est donc pas la magnifique Mosquée Bleue, Sainte Sophie, le somptueux palais Topkapi ou même l’impressionnante Citerne Basilique, mais notre restaurant préféré pour une assiette de mezze variés, une soupe de lentilles, du bon pain turc et un thé aux pommes. La vue n’est pas mal non plus.

istanbul mosquée turquie

Comme les récents attentats barbares commis à l’aéroport Ataturk d’Istanbul ont fait fuir la plupart des vacanciers, on dispose des vieux quartiers pour nous tout seuls. Habituellement, on aime explorer loin des foules, mais ici, il semble manquer quelque chose. L’ambiance qui faisait le charme de la ville lors de notre dernière visite est cette fois plutôt morose et tendue avec tous ces policiers lourdement armés qui patrouillent dans les lieux touristiques presque déserts. On fait tout de même tranquillement le tour des monuments qui eux, sont éternellement aussi grandioses. On passe un bon moment à observer les gens assis près d’une fontaine dans le parc qui sépare la Mosquée Bleue et Sainte Sophie. Les vendeurs de thé en habit traditionnel, les présentoirs de sucreries multicolores, les pêcheurs qui font de délicieux sandwichs de poisson frais au bord de l’eau et les persistants marchands de tapis moustachus qui nous poursuivent dans les souks sont toujours là, il ne manque que les hordes de touristes habituelles.

Pour le reste de la journée, on se donne comme mission de dénicher les meilleurs baklavas d’Istanbul! On se goinfre à s’en sentir presque honteux, mais c’est succulent. Notre taux de sucre atteint certainement un niveau alarmant et notre estomac est sur le point d’exploser, mais on ne peut pas quitter la ville sans manger un shawarma cuit à la perfection.

On pourrait passer une autre semaine entière à visiter tous les quartiers et à s’empiffrer. Un simple tour à la poste s’étire en un après-midi à observer les bâtiments historiques environnants.

On adore la Turquie, mais on a un mauvais feeling, rien de particulier, c’est difficile à expliquer. On a peut-être envie de découvrir quelque chose de différent. Sur un coup de tête, on annule notre billet de train vers Ankara et on traverse plutôt le Bosphore pour aller faire une incursion en Europe de l’est quelques semaines. Direction la Bulgarie.

Une fois de l’autre côté des douanes, on apprend qu’une tentative de coup d’État est en cours, une heure plus tard les frontières sont fermées. On a bien fait de suivre nos instincts!

Si vous voulez de l’exotisme, mais sans avoir à vous compliquer la vie, Istanbul est l’endroit parfait pour vous. Il suffit de bien s’informer sur la situation politique avant de partir.

One Reply to “Coup d’état et baklavas à Istanbul”

  1. Vos photos sont magnifiques. Soyez prudents. Ça chauffe dans ce coin. xxx
    Marielle

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